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Le 28 juin 1914, François-Ferdinand, prince héritier d’Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo par un Bosniaque proche de la Serbie. L’Autriche, alliée de l’Allemagne, déclare la guerre à la Serbie, soutenue par la Russie. Autriche, Allemagne, Russie mobilisent leurs soldats. Le 1er août, alliée de la Russie, la France fait de même et, le 3, l’Allemagne lui déclare la guerre. Les armées allemandes envahissent la Belgique, menacent Paris.

La victoire de la Marne (6-13 septembre) arrête cette offensive. À partir de décembre1914, la guerre de mouvement s’arrête, celle des tranchées commence.

Août et septembre 1914 sont très meurtriers. Le lieutenant-colonel Wallerand de Hauteclocque, commandant des hussards d’Alençon, et son fils Bernard, 18 ans, engagé, sont tués à Èthe le 22 août. Ce même jour, Charles Aveline, fils du maire d’Alençon, est frappé à mort dans la Meuse. Le Dr Vayssières, de Flers, est abattu le 23 août à l’ambulance de Goméry, près d’Èthe.

Les Ornais et leurs grands lieux de combat

La guerre est une hécatombe : 2 500 soldats natifs de l’Orne meurent en 1914, 2 550 en 1915, 2 000 en 1916, 1 100 en 1917, 1 850 en 1918.

750 sont tués en août 1914 lors de la bataille des frontières ; les combats de Virton et d’Èthe en Belgique font du 22 août un des jours les plus tristes de l’histoire ornaise. Les 7 et 8 septembre, les 103e et 104e garnissent les taxis partis de Paris pour la bataille de la Marne.

En 1915, les offensives sont meurtrières en Champagne, à Perthes-lès-Hurlus en février et mars, à Aubérive en septembre.

En 1916, les Ornais sont engagés à Verdun à partir de juillet, lors de la reconquête du fort de Douaumont.

En 1918, ils protègent Reims et participent à partir de juillet aux offensives victorieuses.

L’Armistice et le bilan

Le bilan est lourd : 10 500 morts, près du quart des mobilisés, dont 55 % de paysans.

Sont tombés 40 % de ceux qui ont eu leurs 20 ans en 1914. 3 500 soldats sont mutilés.

Avec 4 800 veuves et 5 000 orphelins, l’Orne entre dans une société du deuil.

D’après G. Bourdin

Pourquoi les régions rurales furent elles tant mises à contribution ?

Les autorités semblent avoir privilégié l’effort industriel de guerre au détriment d’une main-d’œuvre jugée, par ses caractéristiques économiques et sociales, moins « utile » à la production, et de facto davantage exposée au front sur l’autel de l’« utilité » collective de l’effort.

La mort de masse a ainsi touché les régions françaises de façon inégale non pour des raisons identitaires ou géographiques : c’est la nature même du conflit qui a amené les populations rurales, reflet des caractéristiques démographiques et des secteurs d’activité dominants de l’époque, à fournir l’essentiel des combattants d’infanterie dont les pertes furent très élevées.

D’après une étude de Henri Gilles, Jean-Pascal Guironnet et Antoine Parent (Le Monde)

Monument civil Bellou sur Huisne et Liste Dorceau
Monument civil Bellou sur Huisne et Liste Dorceau

Monument civil Bellou sur Huisne et Liste Dorceau

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