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On trouve des graffitis sur plusieurs églises du Perche dont les pierres tendres se prêtent bien à la gravure : c’est le cas notamment de Bellou sur Huisne, La Madeleine Bouvet, Dancé, etc

On distingue le graffiti qui signe le travail de l’artisan (tailleur de pierre, charpentier), de celui qui symbolise l’expression de croyances, religions ou superstition, comme c’est le cas pour l’église de La Madeleine-Bouvet.

On y trouve une multitude de petites croix latines, ici certaines croix sont très simples, d’autres plus travaillées : les incisions sont parfois profondes, superposées, et même parfois avec un trépied (triangle) pour renforcer la croix. On distingue certaines croix accompagnées de cupules, qui sont des trous à chaque extrémité des branches de la croix.

A Bellou-sur-Huisne, ces croix ont été découvertes sur l'abside, après le dégagement récent d'un arbuste qui les cachait. Elles sont situées à proximité immédiate de l'ancien cimetière, qui entourait l'église.

Plusieurs thèses peuvent expliquer ces graffitis : les églises étant des lieux sacrés, les villageois traçaient un signe durable en souvenir des défunts, ou bien un signe localisant
l’emplacement d’une tombe. Il peut s’agir également de la recherche d’une protection divine. Certains chercheurs évoquent la possibilité que se soient les traces de passage des pèlerins : ils auraient pu gratter les murs des églises (d’où les cupules), dans l’objectif de recueillir de la poussière comme souvenir et objet de culte, ou encore un talisman primitif rappelant les enseignes de pèlerinage parfois décrites dans des rapports de fouilles.
On retrouve ces croix un peu partout dans le monde christianisé ; néanmoins leur signification reste encore mystérieuse.

Tag(s) : #graffitis, #cimetière, #croix latine